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L’OIBT et le Honduras signent un accord de projet sur des essences ligneuses moins utilisées

S. E. Héctor Alejandro Palma, l’Ambassadeur du Honduras au Japon (à g.), et M. Gerhard Dieterle, le Directeur exécutif de l’OIBT, après la signature de l’accord de mise en œuvre d’un projet destiné à accroître l’utilisation d’essences moins utilisées dans la région de la Caraïbe hondurienne. Photo: Ken Sato/OIBT

S. E. Héctor Alejandro Palma, l’Ambassadeur du Honduras au Japon (à g.), et M. Gerhard Dieterle, le Directeur exécutif de l’OIBT, après la signature de l’accord de mise en œuvre d’un projet destiné à accroître l’utilisation d’essences moins utilisées dans la région de la Caraïbe hondurienne. Photo: Ken Sato/OIBT

L’OIBT et le Gouvernement du Honduras ont signé ce lundi 16 avril un accord portant sur la mise en œuvre d’un projet destiné à améliorer la sylviculture, la commercialisation et l’utilisation de douze essences mineures à bois d’œuvre qui sont présentes en abondance dans la région de la Caraïbe hondurienne. Sachant que le secteur forestier de l’exploitation forestière y est traditionnellement de type sélectif, il s’agit à travers ce projet de promouvoir la gestion durable des forêts en couvrant un éventail élargi d’espèces arborées.

Ouverture d’une usine de traitement du bambou en Indonésie

Des responsables inaugurent l’ouverture de l’usine de traitement du bambou, avec en fond des tiges de bambou traitées. Dans l’exploitation industrielle du bambou, le traitement destiné à accroître sa longévité constitue une étape importante. Photo: projet de l’OIBT PD 600/11 Rev.1 (I)

Des responsables inaugurent l’ouverture de l’usine de traitement du bambou, avec en fond des tiges de bambou traitées. Dans l’exploitation industrielle du bambou, le traitement destiné à accroître sa longévité constitue une étape importante. Photo: projet de l’OIBT PD 600/11 Rev.1 (I)

La nouvelle usine de traitement du bambou qui s’est ouverte dans la province de Nusa Tenggara en Indonésie va contribuer à accroître les revenus des collectivités locales en leur permettant de valoriser leurs produits du bambou. Développée avec une assistance technique et financière de l’OIBT, elle va prolonger la durée de vie de ceux-ci en utilisant un traitement de conservation non chimique et respectueux de l’environnement.

Pour développer l’économie verte, il est crucial d’investir dans la GDF, le reboisement et la restauration, selon le Directeur exécutif de l’OIBT

Dans les régions tropicales, il importe d’investir de manière massive dans la gestion durable des forêts (GDF), le reboisement et la restauration des forêts afin d’être en mesure de parer efficacement à l’offre déficitaire en bois et autres produits ligneux récoltés qui menace – un déficit qui, sinon, risque d’atteindre plusieurs milliards de mètres cubes par an d’ici à 2050 – et de développer l’économie verte, selon le Directeur exécutif de l’OIBT, M. Gerhard Dieterle, qui s’exprimait lors d’un forum de haut niveau organisé dans le cadre de la Conférence sur la réhabilitation des forêts dans la région Asie-Pacifique tenue à Pékin (Chine).

«La GDF, la production efficace de bois et un commerce transparent et équitable sont incontournables pour développer une économie verte, conserver les forêts tropicales qui subsistent dans le monde et assurer la fourniture continue de biens et services publics. En outre, les investissements dans la foresterie ouvriraient également des possibilités pour la croissance d’une économie verte et l’industrialisation dans d’autres secteurs», a expliqué M. Dieterle.

Célébration de la Journée internationale des forêts: Forêts tropicales et villes durables

Alors que les forêts procurent d’immenses avantages, ceux-ci ne sont, souvent, pas appréciés à leur juste valeur. Or, il faut savoir que les forêts situées dans les villes ou à leur périphérie rafraîchissent l’air grâce à leur ombrage et à l’évapotranspiration; emmagasinent du carbone; éliminent les polluants atmosphériques; réduisent les inondations; contribuent à assurer les besoins en alimentation, énergie et eau; fournissent du bois pour la construction et pour la fabrication d’ustensiles domestiques; offrent du bois pour cuisiner et se chauffer; conservent la biodiversité; et améliorent la santé physique et mentale des habitants. Si vous vivez en ville, vous intéresser de plus près aux arbres qui vous entourent vous fera découvrir la myriade de services et produits qu’ils procurent.

Le 21 mars de chaque année, le monde entier célèbre la Journée internationale des forêts dont le thème de l’édition 2018 est: «Forêts et villes durables». Il est amplement démontré aujourd’hui que les arbres et forêts en milieu urbain et périurbain qui sont gérés dans une optique pérenne améliorent considérablement la qualité de vie dans les villes. Aujourd’hui, plus de la moitié de la population mondiale vit en zone urbaine, une proportion qui est appelée à croître dans les années à venir, y compris en région tropicale. Par conséquent, la foresterie urbaine et périurbaine est cruciale pour assurer notre bien-être.

L’OIBT a choisi de marquer cette Journée internationale des forêts avec une nouvelle infographie qui illustre les avantages qu'apportent aux villes les forêts tropicales. Nous vous invitons à la partager en vue de sensibiliser à l’importance de gérer en mode durable les forêts urbaines, aussi bien en milieu tropical que partout ailleurs.

La Conférence prône un appui accru à la formation forestière dans le bassin du Congo

Les participants à la Conférence internationale sur la formation forestière: La formation face aux défis de la gestion durable des forêts du bassin du Congo, qui s’est achevée le 7 mars dernier, ont appelé l’OIBT et la communauté internationale à fournir un appui technique et financier continu en vue d’améliorer les installations, l’équipement, le matériel, la formation et le renforcement des capacités liés à la formation forestière dans la sous-région du bassin du Congo.
 
Les participants ont notamment adopté les nouveaux modules de formation à la gestion durable des forêts, dont l’un cible les étudiants des universités tandis que l’autre s’adresse aux techniciens forestiers de terrain. La Conférence a préconisé qu’un appui soit apporté assurer l’adhésion de tous les établissements de formation de la sous-région à ces modules de formation.

Journée internationale des femmes: L’OIBT rend hommage au rôle crucial des femmes en matière de forêts

L’OIBT a choisi de marquer la Journée internationale des femmes célébrée ce 8 mars en présentant des interviews de quatre éminents défenseurs du rôle clé que jouent les femmes en matière de gestion durable des forêts. Il s’agit d’une ancienne présidente du Conseil international des bois tropicaux (CIBT, l’organe directeur de l’OIBT), Stephanie Caswell; de la Présidente du Réseau des femmes africaines pour la gestion communautaire des forêts (REFACOF), Cécile Ndjebet; de l’Ambassadeur de Finlande pour le Pérou, la Colombie, l’Équateur et la Bolivie, Mika Koskinen; et du Directeur exécutif de l’OIBT, Gerhard Dieterle.

Par l’adoption de l’Objectif de développement durable 5 («Parvenir à l’égalité des sexes et autonomiser toutes les femmes et les filles» du Programme de développement durable à l’horizon 2030, tous les États membres de l’OIBT reconnaissent l’importance de l’égalité des sexes s’agissant de réaliser un développement de nature pérenne.

L’OIBT reconnaît également que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes sont essentielles pour la gestion durable des forêts productrices de bois d’œuvre, laquelle constitue l’un de ses objectifs primordiaux.

Lors de sa 53e session tenue en décembre 2017, le CIBT a adopté les Lignes directrices OIBT pour l’instauration de l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes afin que les aspects sexospécifiques soient systématiquement pris en compte dans les travaux de l’OIBT. Stephanie Caswell, Cécile Ndjebet, Mika Koskinen et Gerhard Dieterle expliquent comment ces lignes directrices appuieront les efforts que mène l’Organisation aux fins d’encourager la gestion durable des forêts.