Les projets de l’OIBT en Amérique latine à l’honneur lors de l’anniversaire du TEC au Costa Rica

27 avril 2026, Yokohama

À l’occasion d’une conférence délivrée à l’Institut de technologie du Costa Rica (Instituto Tecnológico de Costa Rica, TEC), le Chef de projet à l’OIBT, Ramon Carrillo, a relayé comment l’OIBT accompagne ses pays membres d’Amérique latine grâce à une assistance technique, le renforcement de leurs capacités, des projets de terrain et le partage des connaissances. © Instituto Tecnológico de Costa Rica

L’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) a présenté les retombées de ses travaux en Amérique latine dans le cadre d’une conférence délivrée à l’occasion des célébrations du 55e anniversaire de l’Institut de technologie du Costa Rica (Instituto Tecnológico de Costa Rica, TEC).

Dans sa télé conférence intitulée «L’impact des projets de l’OIBT en Amérique latine» qu’il a donnée devant les étudiants, la faculté et des professionnels du secteur forestier, Ramon Carrillo, Chef de projet à l’OIBT, a mis en lumière les près de quatre décennies que l’Organisation a consacrées à promouvoir la gestion durable des forêts tropicales et le commerce légal des bois tropicaux.

Dans leurs remarques de bienvenue, les représentants du TEC ont souligné l’importance de cet événement qui s’inscrit dans le programme d’une semaine marquant l’anniversaire de l’École d’ingénierie forestière, qui réunit l’univers de l’enseignement et de la recherche ainsi que des partenaires internationaux pour réfléchir aux contributions clés au développement durable.

Dans sa présentation, M. Carrillo a donné un aperçu de l’OIBT en tant qu’organisation internationale, dont les 76 membres représentent environ 80 % des forêts tropicales du globe et 90 % du commerce mondial des bois tropicaux, qui a été créée sous l’égide de la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED).

Il a insisté sur le message central de l’OIBT, à savoir que la production durable de bois n’est pas synonyme de déforestation. «Les principaux facteurs de la déforestation sont les changements des utilisations des terres, telles que l’expansion agricole, l’exploitation minière ou encore le développement d’infrastructures», a-t-il expliqué, notant l’importance de favoriser une gestion des forêts fondée sur des pratiques durables et le respect de la légalité.

An ITTO project launched in Peru in 2021 contributed to improved fire prevention, management and early-response protoc Un projet de l’OIBT lancé au Pérou en 2021 a contribué à améliorer la prévention des incendies de forêt ainsi que les protocoles de gestion et d’intervention précoce. © SERFOR

M. Carrillo a mis en avant plusieurs initiatives menées en Amérique latine auxquelles l’OIBT prête son concours, et notamment:

  • Systèmes de traçabilité du bois dans divers pays, Équateur, Guatemala et Panama, qui permettent d’améliorer la transparence, de concourir à l’application des réglementations et de renforcer l’efficience pour les opérateurs forestiers;
  • Projets de gestion intégrée des feux au Guatemala, au Panama et au Pérou, qui associent des dispositifs d’alerte précoce, la mobilisation des communautés et des stratégies de restauration; et
  • Restauration des paysages forestiers et production créatrice de valeur ajoutée, qui ont pour but de renforcer les économies forestières et d’améliorer les moyens d’existence.

M. Carrillo a par ailleurs présenté des exemples de travaux que l’OIBT a exécutés au Costa Rica depuis que ce dernier a rejoint l’Organisation en 2015. Il s’agit notamment de projets qui ont eu pour objectif de renforcer les chaînes de valeur forestière, de promouvoir la gestion durable des forêts, de renforcer la compétitivité des reboisements à finalité commerciale, ou encore de libérer le potentiel des forêts de recrû.  

Toutes ces initiatives, qui ont permis de créer des outils pratiques, tels que des manuels de sylviculture ou des modèles de financement, d’améliorer les réglementations ou encore d’élaborer des stratégies de commercialisation, ont servi à doper l’emploi de bois d’origine locale et l’innovation dans les produits bois.

Depuis l’accession du Costa Rica à l’Organisation en 2015, les projets de l’OIBT ont permis d’y créer des outils pratiques, tels que des manuels de sylviculture ou des modèles de financement, d’y améliorer les réglementations ou encore d’y élaborer des stratégies de commercialisation, qui ont servi à doper l’emploi de bois d’origine locale et l’innovation dans les produits bois. © Jose Villalobos/CODEFORSA

«Les projets de l’OIBT sont conçus pour adapter les lignes directrices aux circonstances d’un pays donné», a observé M. Carrillo, en insistant sur le rôle que joue l’Organisation s’agissant d’accompagner les pays par une assistance technique, le renforcement de leurs capacités et le partage des connaissances.

Au cours de cette séance ont également été évoquées les opportunités émergentes, et notamment l’intérêt grandissant que suscitent la restauration des paysages forestiers et les financements carbone, tout en reconnaissant que les financements internationaux faisaient l’objet d’une compétition croissante.

L’événement s’est conclu sur une discussion interactive, au cours de laquelle les participants ont exploré de futures possibilités de collaboration, en particulier l’élaboration de projets dans des domaines tels que la bioénergie ou la restauration des paysages forestiers.