Réunions de l’APEC: l’OIBT promeut la légalité et l’innovation technologique
4 mars 2026, Guangzhou
Les membres de l’OIBT et les acteurs de toute la région, avec le concours de l’Organisation, renforcent l’adoption des meilleures pratiques en matière de légalité et d’innovation en vue d’améliorer les moyens d’existence et de soutenir les bioéconomies fondées sur la forêt. © Tetra Yanuariadi/OIBT
Les membres de l’OIBT et les acteurs de toute la région, avec le concours de l’Organisation, renforcent l’adoption des meilleures pratiques en matière de légalité et d’innovation en vue d’améliorer les moyens d’existence et de soutenir les bioéconomies fondées sur la forêt.
Ces efforts s’articulent autour de notre solide engagement avec les forums et organes régionaux, notamment le forum de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique (APEC), qui se compose de 21 économies membres, dont 15 sont aussi membres de l’OIBT.
Lors des récentes réunions des hauts fonctionnaires de l’APEC (SOM 1) qui s’est tenue cette année à Guangzhou, en Chine, le Chef de projets à l’OIBT, Tetra Yanuariadi, a expliqué comment, dans la région Asie-Pacifique, le rôle de chef de file que joue l’OIBT sur le plan de la politique forestière et de ses retombées sur le terrain contribue à faire progresser la gestion durable des forêts et les chaînes d’approvisionnement légales et durables.
Pérenniser les chaînes d’approvisionnement en bois et produits dérivés de source légale en Asie-Pacifique
Durant la 29e réunion plénière du Groupe d’experts de l’APEC sur l’exploitation forestière illégale et le commerce associé (EGILAT), M. Yanuariadi a apporté des éclairages sur les projets de l’OIBT qui intègrent principes de légalité et durabilité dans les chaînes d’approvisionnement régionales et renforcement des capacités.
M. Yanuariadi a indiqué que fixer des normes et pratiques fondées sur des principes de légalité et la certification du bois permet de mettre en place des chaînes d’approvisionnement en bois et produits dérivés de source durable. Les chaînes d’approvisionnement adossées à des normes de légalité stimulent l’emploi du bois sur les marchés internationaux, régionaux et intérieurs, ce grâce à des capacités de production accrues, une opinion favorable du consommateur, un éventail élargi de l’offre en produits bois et un alignement des politiques.
En Inde, en Indonésie, en Malaisie, en Thaïlande ou encore au Viet Nam, des projets de l’OIBT ont permis de créer un marché intérieur des bois et produits dérivés d’origine locale tout en développant les capacités de leur filière forêt-bois afin de satisfaire aux exigences des marchés mondiaux.
M. Yanuariadi a pointé la construction comme étant un secteur clé où l’emploi de bois de source légale est en mesure de se substituer à des matériaux à forte intensité carbone, de réduire les émissions, de concourir à la croissance économique et de favoriser un mode de vie viable en milieu urbain.
Les technologies et l’innovation au service du commerce des bois tropicaux durables
M. Yanuariadi est également intervenu lors d’un atelier de l’APEC organisé dans le cadre du Groupe de pilotage de l’économie numérique (DESG). Il y a exploré comment les outils numériques peuvent répondre aux défis environnementaux, mettant en avant les contributions des forêts tropicales au développement durable et leur rôle critique de solutions fondées sur la nature.
S’agissant de mettre en œuvre des solutions technologiques sur mesure en matière de conservation, de gestion et d’exploitation des forêts, l’expérience de l’OIBT a été présentée comme, pour les économies membres de l’APEC, pouvant servir de guide pratique des possibilités qu’offre l’adoption de technologies, en l’associant à la collaboration des communautés et à une réforme de la gouvernance.
M. Yanuariadi a mis en exergue les outils numériques que l’OIBT a mis en œuvre dans ses travaux de projet, tels que les systèmes de traçabilité du bois (et notamment le recours à la méthodologie fondée sur les chaînes de blocs), les logiciels de planification forestière, les applications mobiles d’aide à la prévention des feux de végétation ou encore de calcul des cubages sans oublier les plateformes d’échange d’information.
Au Brésil, les exigences de légalité relatives à la gestion durable des forêts nécessitent de traiter d’importants volumes de données. À cet égard, un projet de l’OIBT qui a développé un logiciel destiné à améliorer le processus de planification forestière et de satisfaire aux exigences en matière de données a été présenté comme un modèle qui pourrait être reproduit dans les économies membres de l’APEC.
Le recours à des technologies de surveillance et de suivi pour lutter contre la disparition de la forêt et la dégradation des terres dans les régions proches de la frontière thaïlandaise a aussi servi à illustrer comment des pays de la région appliquent des technologies pour relever des défis et améliorer les résultats en matière de gestion forestière.
Toutes ces innovations, ainsi que d’autres développées et mises en œuvre avec le concours de l’OIBT, sont vectrices de confiance tout au long des chaînes d’approvisionnement et assurent la conformité avec les réglementations internationales du commerce, a observé M. Yanuariadi.
Coopération et collaboration: la voie à suivre
À chacune de ses interventions aux réunions de l’APEC, M. Yanuariadi a mis en exergue les facteurs incontournables qu’exige une adoption réussie des normes légales et des applications de l’innovation: la mise en place d’un environnement propice par les pouvoirs publics et la coopération avec les parties prenantes.
Que ce principe prenne la forme d’une collaboration avec des organisations multilatérales telles que l’APEC ou bien d’une collaboration sur le terrain avec les pouvoirs publics, le secteur privé, les collectivités locales, les populations autochtones, les femmes ou les jeunes, l’OIBT est mobilisée pour faire avancer une coopération qui rehausse les moyens d’existence, renforce la légalité du bois et améliore la gestion durable des forêts.
L’OIBT attend avec intérêt de poursuivre les discussions dans le cadre de l’EGILAT, sa participation à des instances de l’APEC tels que le DSEG et son partenariat récemment annoncé avec le Partenariat des politiques publiques sur la science, les technologies et l’innovation (PPSTI).