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Assembler les pièces du puzzle

La foresterie durable a beaucoup à offrir à tous les niveaux, de la maison à la planète. Or, dans les décennies à venir, certaines ressources non renouvelables vont se raréfier alors même que la demande en matériaux ira croissant. Il pourrait donc y avoir une crise des ressources, que la foresterie est précisément susceptible de prévenir dans une certaine mesure tout en procurant des services environnementaux cruciaux.

Connaître ses bois

La conservation et l’utilisation durables des forêts – en d’autres termes la gestion durable des forêts – nécessite une connaissance intime de la ressource et de sa gouvernance. Ce numéro d’AFT présente divers articles dont l’objet est d’accroître les connaissances sur les bois tropicaux de manière à assurer la conservation de certaines essences, à favoriser les opérations forestières licites et à créer de la valeur pour les produits sur le marché international.

En page 3, Tereza Pastore et ses co-auteurs évoquent un projet de l’OIBT destiné à mettre au point une technique d’identification du bois en appui au suivi du commerce de l’acajou. Fondée sur l’emploi de spectromètres proche infrarouge portatifs, elle s’est avérée concluante dans les essais sur le terrain.

Défendre le terrain des mangroves

Au nombre des écosystèmes les plus productifs de notre planète figurent les mangroves, qui offrent une myriade de biens et services environnementaux. Si elles sont gérées dans une optique pérenne, elles permettent à des millions d’habitants des régions côtières de subsister, tandis qu’elles stockent en outre d’importantes quantités de carbone à l’échelon mondial et réduisent la vulnérabilité du littoral face aux marées de tempête et autres menaces.

Or, nombreux sont les pays tropicaux où la superficie des forêts de palétuviers diminue, et ce pour deux raisons: une gestion inadaptée et la demande croissante dont les terres côtières font l’objet à des fins de développement. Par conséquent, il est capital que la communauté internationale s’emploie à enrayer ce recul des mangroves et à restaurer leur écosystème dégradé.

Tout n’est pas perdu

Malgré tous les efforts sincères dont beaucoup font preuve, on continue de raser les forêts tropicales (même si l’on constate que le rythme de leur disparition décroît). Inévitablement, il s'ensuit une déperdition de la biodiversité, l’émission de gaz à effet de serre que celles-ci stockent et un amenuisement de leurs nombreux services écosystémiques. Il y a toutefois encore des raisons d’espérer. Dans ce numéro d’AFT, le nouveau Directeur exécutif de l’OIBT, M. Gerhard Dieterle, évoque les possibilités qu’offrent les forêts de s’attaquer aux défis planétaires, ainsi que le rôle de l’OIBT à cet égard.

Des activités qui échappent aux radars?

Dans le monde tropical, le secteur du bois fournit du travail à des centaines de milliers de sans-emploi, y compris dans des activités artisanales qui, bien que n’apparaissant pas nécessairement dans les statistiques officielles, n’en sont pas moins des sources d’emplois vitales dans les régions rurales. Dans ce numéro d’Actualités des Forêts tropicales, Paolo Cerutti et ses co-auteurs (page 3) expliquent ainsi que, en Côte d’Ivoire, les scieurs artisanaux – des jeunes pour la plupart cherchant leur indépendance financière – produisent au moins un quart du bois disponible sur le marché intérieur, voire probablement plus. Le commerce transfrontalier avec les pays limitrophes y est également substantiel.

Le Conseil nomme le nouveau dirigeant de l’OIBT

Des mesures créatrices de valeur

S'agissant de gestion durable des forêts, l'un des aspects importants consiste à veiller à ce que les produits et services forestiers génèrent des rendements suffisants pour faire face aux coûts d'entretien de la forêt. Or, nombre de pays producteurs de bois tropicaux cherchent précisément à valoriser leurs produits bruts pour accroître leurs recettes d’exportation, créer de l’emploi et pouvoir disposer d’une main-d’œuvre qualifiée. Ce numéro de l’AFT explore les travaux menés pour encourager la création de valeur dans le secteur des forêts tropicales.

Agir localement

Il apparaît de plus en plus clairement que les collectivités locales peuvent être d’excellents gestionnaires des forêts, dans la mesure toutefois où les politiques en matière de régime foncier et de marchés ainsi que d’autres facteurs le permettent. Dans ce dernier numéro d'AFT, deux articles évoquent à cet égard les résultats de quatre projets de l’OIBT axés sur le renforcement des capacités des collectivités à restaurer leurs terres et à gérer leurs forêts suivant un mode pérenne, ce en mettant en place les conditions qui leur sont nécessaires en ce sens.

L’OIBT et la CITES: un partenariat qui perdure

En 2004, le Secrétariat de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES) a commencé à envisager de mener une action de renforcement des capacités pour aider les pays à appliquer la liste grandissante des espèces ligneuses inscrites aux annexes de la CITES. Au début de 2005, le Secrétariat de la CITES a invité le Secrétariat de l’OIBT à collaborer à un programme conjoint, à la suite de quoi les deux instances ont travaillé en étroite collaboration pour élaborer et  finaliser une proposition en vue de la soumettre à l’examen des bailleurs de fonds. À partir de la fin de 2006, la Commission européenne (CE), de concert avec d’autres donateurs, a financé cette proposition dans le cadre du Programme de travail de l’OIBT pour 2006–2007. Ce numéro spécial de l’AFT présente donc quelques-uns des résultats des travaux qui ont été menés dans le cadre de ce qui est désormais connu sous le nom de Programme OIBT-CITES pour l’application de la liste des espèces d’arbres inscrites à la CITES.
 

Les forêts se hissent au sommet

Juste avant que ce numéro de la revue Actualités des Forêts Tropicales ne soit mis sous presse, a été conclu en France un accord historique sur le changement climatique qui hisse désormais les forêts au tout premier plan de l'ordre du jour mondial en matière d'environnement. Dans cet Accord de Paris, les pays de la planète, dans leur quasi-totalité, acceptent de maintenir l'augmentation de la température moyenne planétaire nettement en deçà de 2°C au-dessus des niveaux préindustriels et de poursuivre leurs efforts afin de limiter la progression de la température à 1,5°C au-delà de ces niveaux.

Prouver la valeur des bois tropicaux

Les bois tropicaux sont contraints de se battre pour des parts de marché contre des produits de substitution tels que les bois non tropicaux, les métaux comme l'aluminium, ou encore le plastique. Or, si les bois tropicaux ont de nombreux atouts — notamment durabilité, attrait esthétique ou résistance —, leurs rivaux ne manquent pas non plus d'arguments de vente.

Mettre un frein aux incendies de forêt

Les gigantesques incendies qui ont consumé Bornéo au début des années 80 ont sonné l'alarme chez les aménagistes des forêts tropicales et les spécialistes des incendies. Les forêts tropicales humides, que l'on pensait à l'abri des incendies ravageurs, partaient en fumée, avec de graves incidences délétères pour la santé humaine et la pérennité des forêts.

Ce sont les fortes pluies qui parviendront éventuellement à les éteindre, alors que l'OIBT lancera un programme destiné à encourager les approches intégrées pour gérer, avec la participation des communautés, les feux de forêt en région tropicale.

Dépasser les polémiques entourant les politiques d’achat

Depuis longtemps, les politiques des marchés publics en matière de bois sont un sujet de polémique entre pouvoirs publics, négociants de bois tropicaux et groupes environnementalistes. En effet, ces derniers arguent que, en achetant uniquement des bois tropicaux certifiés ou, à tout le moins, vérifiés comme étant d’origine légale, les pays exportateurs sont en mesure d’ouvrir la voie à la gestion durable des forêts; ce à quoi les pays exportateurs de bois rétorquent que de telles politiques d’achat confèrent aux bois non tropicaux un avantage commercial indu; tandis que les négociants s’inquiètent du coût qu’implique la mise en conformité à ces nouvelles normes. Les politiques des marchés publics du bois sont donc, pour les orientations internationales en matière de forêts, une question clivante. 

Cap vers l'aval

Au fil des années, l’OIBT a financé de nombreux projets et activités dans le but d’accompagner dans le monde tropical le développement d’industries du bois qui soient pérennes et créatrices de valeur ajoutée. En effet, pour un pays, la mise en place d’industries de transformation du bois (dites «filière aval»)  au niveau local est bénéfique à plusieurs titres: création d’emploi, apport de recettes publiques, ou encore promotion de la gestion durable des forêts et du développement de plantations lignicoles. Dans ce numéro d’Actualités des forêts tropicales, nous nous penchons sur des actions qu’a menées l’OIBT en vue d’aider ses pays membres à mettre le cap vers l’aval.

La vie après la cinquantaine

Le Conseil international des bois tropicaux (CIBT) célèbre la cinquantaine, à savoir qu’il est sur le point de se réunir à l’occasion de sa 50e session. Organe directeur de l’OIBT, le Conseil a de nombreux acquis à son actif depuis sa première session à Genève en 1985-1986. Ce numéro spécial d’AFT propose une série d’entretiens avec neuf Présidents du Conseil, depuis ses premiers jours jusqu’à aujourd’hui, ainsi qu’avec des Présidents du Groupe consultatif sur le commerce (TAG) et du Groupe consultatif de la société civile (GCSC), sans oublier un représentant de notre ville hôte, Yokohama. Nous leur avons demandé d’évoquer les défis auxquels le Conseil a été confronté au fil des ans, ses résultats, ses points forts et ses points faibles, et le rôle qui pourrait être le sien dans les années à venir.

Gagner plus grâce aux forêts

S’ils sont nombreux à bien gagner leur vie en exploitant et transformant le bois et les produits forestiers non ligneux, ils sont encore plus nombreux à ne pouvoir sortir de la pauvreté. Donner la possibilité aux populations forestières d’augmenter leurs revenus grâce à la forêt: telle est l’une des missions essentielles qui incombe aux décisionnaires en matière de forêt, aux forestiers et aux organismes de vulgarisation. 
 

Payer notre dû

L’on s’est habitués à profiter gratuitement ou à vil prix des services environnementaux qu’offrent les forêts tropicales. Nous utilisons l’eau pure qu’elles nous procurent, considérons comme allant de soi leur fonction de séquestration et stockage du carbone et exploitons leur biodiversité pour les besoins de l’agriculture, de l’industrie pharmaceutique ou de la foresterie.
Mais voici le moment venu pour le monde de commencer à payer en contrepartie de ces services écosytémiques, faute de quoi il faudra faire face aux conséquences de leur disparition. L’une des causes profondes de la disparition de la sylve tropicale tient au fait que la forêt, en tant qu’affectation des sols, n’est pas en mesure de rivaliser avec l’agriculture. En conséquence, l’on continue de raser ou de dégrader les forêts tropicales. En revanche, la demande en services environnementaux procurés par les forêts tropicales est en augmentation: les villes en pleine expansion nécessitent davantage d’eau potable, la biodiversité est considérée de manière grandissante comme une ressource essentielle à l’écotourisme, la science ou l’agriculture, tandis que les changements climatiques résultant des concentrations croissantes de gaz à effet de serre menacent d’être une calamité planétaire. Il est toutefois possible en partie de les atténuer en maintenant les forêts tropicales en bonne santé.
 

Apprécier les avancées

Juste après avoir créé l’Organisation dans les années 80, les fondateurs de l’OIBT se sont trouvés face à un défi. En effet, ils avaient négocié un accord international d’une portée considérable en vue de favoriser la gestion durable des forêts (GDF) en région tropicale, élaboré des directives en matière de GDF et mené une étude pionnière qui avait conclu que la GDF était pour ainsi dire absente en milieu tropical. Or, ils ne disposaient d’aucun moyen pour apprécier les avancées allant dans le sens de l’objectif global de l’Organisation, qu’ils souhaitaient et espéraient voir advenir par la suite. Ce point donna lieu à des discussions sur la nécessité de disposer d’un moyen de mesurer ces progrès, ce qui amena éventuellement l’OIBT à publier ses Critères de l’aménagement durable des forêts tropicales naturelles, il y a de cela presque 25 ans. 

Des industries forestières pérennes

La filière forestière tropicale a eu sa part de mauvaise presse, parfois, malheureusement, à juste titre. Or, si les articles critiques rapportant des pratiques non durables semblent toujours davantage retenir l'attention, l'effet transformateur que des industries forestières peuvent avoir sur une économie tropicale et le développement durable justifie tout autant que l'on s'y intéresse.

Suivre la trace

De tout temps, forestiers et aménagistes ont eu besoin de connaître l’emplacement des ressources en bois, qu’il s’agisse de planifier la gestion des forêts ou les opérations d’exploitation forestière, de suivre les flux de bois jusqu’aux scieries et ports, ou encore de commercialiser les produits forestiers.

Régénération

À l'instar des forêts tropicales qui se renouvellent, l'OIBT a fait de même. En effet, c'est le 7 décembre  2011 que l'Accord international sur les bois tropicaux de 2006 est entré en vigueur, inaugurant une nouvelle ère pour l'OIBT. Et ce numéro de l'AFT, le premier à paraître depuis cet événement, célèbre ce nouveau début.

Situation de la gestion des forêts tropicales 2011

En 1987, l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT) avait diligenté une étude sur la gestion des forêts tropicales au sein de ses pays membres, laquelle a été publiée en 1989 (Poore et al., 1989). Sa conclusion fut que, dans le monde, seule une partie infime des forêts tropicales étaient gérées de manière durable, en nuançant toutefois qu’une superficie nettement plus importante satisfaisait à certaines des conditions – mais pas toutes – de la gestion durable. En 2006, la seconde étude publiée par l’OIBT (OIBT, 2006), qui a retenu l’année 2005 comme période nominale couverte par le rapport, a recensé des améliorations notables, qui demeurent toutefois loin d’être suffisantes.

La biodiversité, c'est la vie!

Sur notre planète, les écosystèmes fournissent des services environnementaux sans lesquels il nous est tout simplement impossible de vivre. En effet, faisant partie intégrante de la nature, le destin de l'Humain est étroitement lié à la diversité biologique, c.a.d. cette extraordinaire variété d'animaux, de plantes et de microorganismes qui peuplent montagnes, forêts, océans, zones humides et autres écosystèmes. Nous dépendons de cette diversité de la vie pour nos besoins essentiels que sont l'eau, la nourriture, le combustible ou les médicaments. Or, on estime que, chaque jour, quelque 150 espèces disparaissent, sous l'effet, en grande partie, d'activités humaines.

La propriété des forêts d’Afrique

Maîtriser la gouvernance

Pérenniser les industries forestières

Toutes sortes de reproches ont été adressés à l’industrie forestière tropicale, trop souvent à juste titre. De l’exploitation forestière illégale à sa contribution aux guerres civiles, de violations des droits humains à la corruption des gouvernements, il est facile de trouver des rapports attribuant à l’industrie forestière une forte part de responsabilité pour cet état de choses et pour une myriade d’autres maux. Cependant, comme la plupart des généralisations, celle-ci n’est, au mieux, que partiellement vraie..

Le climat change pour les forêts tropicales

La présente édition d’aft est publiée à l’heure où des moyens d’assistance substantiels commencent à affluer dans certains pays tropicaux grâce à diverses initiatives liées au climat. Pour ces pays, c’est en effet un progrès bienvenu. Ainsi que l’oibt et d’autres l’ont fait observer pendant de nombreuses années, il a toujours été irréaliste de s’attendre à ce qu’une ressource (généralement sous-évaluée) – le bois - puisse financer la majeure partie des coûts encourus par les pays tropicaux pour aménager durablement les forêts tropicales et maintenir les innombrables avantages qu’elles procurent.

Renforcer la diversité

Il y a onze ans, un article publié dans Scientific American a secoué l’ensemble de la foresterie tropicale. Cet article posait la question de savoir si la gestion durable pouvait sauver les forêts tropicales1 et présentait un argument massue soutenant que la gestion durable des forêts (gdf) dans les tropiques avait échoué, en particulier du fait qu’elle n’avait pas réussi (jusqu’alors) à sauvegarder l’extraordinaire biodiversité des forêts tropicales.

La promesse africaine

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Photo: CIB

Pendant longtemps l'Afrique a langui au bas de l’échelle de la plupart des statistiques mondiales du développement économique, social et environnemental. Les causes en sont multiples et liées les unes aux autres mais elles incluent les faiblesses de gouvernance, l’instabilité et les conflits civils, l’inadéquation des services de santé publique et d’éducation, des économies peu diversifiées et mal gérées et un manque d’investissement public et privé dans toutes sortes d’infrastructures.

Mise en valeur du potentiel des communautés

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Un gemmeur dans la forêt d’État d’Acre (Brésil). Photo: R. Guevara/OIBT

Pendant une semaine, en juillet 2007, la ville brésilienne de Rio Branco, au coeur de l’Amazonie, est devenue la capitale mondiale de la foresterie communautaire. Les participants de 40 pays se sont rassemblés pour explorer le nouveau phénomène des entreprises forestières à base communautaire (EFC)—ces petites entreprises dynamiques qui commencent à exploiter l’énorme richesse en talent d’entrepreneurs que possèdent les habitants des forêts et les communautés autochtones.

Une industrie en déclin?

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Photo: A. Compost

IL ARRIVE PARFOIS, dans la plupart des pays possédant d’importantes
ressources forestières, de s’entendre dire que le secteur du bois
périclite. C’est en général le cas lorsqu’il se présente d’autres options de
développement économique qui peuvent sembler plus dynamiques et rentables
que la transformation d’arbres en planches. Les progrès rapides que marquent
actuellement les négociations sur les changements climatiques et la fusion de
plusieurs nouveaux partenariats susceptibles de procurer des financements
aux pays s’ils s’abstiennent de déboiser (voir AFT 15/2) ont conduit certains
observateurs (et certains pays tropicaux) à considérer les crédits de carbone
et les fonds qu’ils représentent comme une nouvelle ère pour la conservation
et le développement durable des forêts tropicales. Bien que l’on observe une
impulsion sans précédent (pour laquelle il faut applaudir la Banque mondiale
et d’autres partenaires, qui ont récemment annoncé la création d’un fonds de
300 millions de dollars pour le déboisement non avenu), il convient de prendre
en considération d’autres domaines de développement, nouveaux en foresterie
tropicale, qui ont été annoncés au cours des deux décennies passées.

Un carrefour dans les forêts

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Photo: A. Sarre

Les forêts tropicales arrivent à un carrefour: et pour leur gestion et, surtout, pour le financement de leur gestion et de leur conservation. En ce qui concerne la gestion, des zones sans cesse plus étendues passent à une forme ou à une autre de propriété communautaire. S'il faut en croire des groupes de pression comme Forest Trends et Rights and Resource Initiative, les changements de politiques en matière de reconnaissance des droits traditionnels et indigènes dans les pays en développement ont permis, au cours des vingt dernières années, de doubler les superficies des terres forestières appartenant aux communautés et d'en confier la gestion aux habitants. A l'heure actuelle, environ 370 millions d'hectares de forêt naturelle.

Les ramifications de la CITES

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Photo: W.H. Wust

JUSQU’AU DÉBUT des années 90, l’organisation régie par la Convention sur le commerce international des espèces en danger d’extinction (CITES), qui a pour mission de surveiller et de contrôler le commerce d’espèces menacées d’extinction en les inscrivant à l’une de trois annexes dont l’Annexe I est la plus restrictive, n’avait inscrit que relativement peu d’espèces de bois à ses annexes. L’aire de répartition de celles qui étaient inscrites était généralement limitée, et leur commerce était minimal. A partir de 1992, à la suite d’efforts concertés, diverses espèces à bois d’oeuvre très répandues et économiquement importantes ont été inscrites aux Annexes de la CITES, dont les plus notables sont l’afrormosia (Pericopsis elata, listed in Appendix II in 1992), bigleaf mahogany (Swietenia macrophylla, inscrit à l’Annexe II en 1992), l’acajou grandes feuilles(Swietenia macrophylla, inscrit à l’Annexe III par plusieurs pays depuis le milieu des années 90 et à l’Annexe II avec effet à compter de 2003) et le ramin (Gonystylus spp., inscrit à l’Annexe III par l’Indonésie depuis 2001 et à l’Annexe II avec effet à compter de 2005). L’inscription à l’Annexe II signifie que l’exportation de produits spécifiés obtenus à partir de ces espèces de bois (produits primaires pour les deux premières, mais tous les produits—même ceux de transformation—dans le cas du ramin) exige la délivrance, par tout pays d’exportation, de certificats déclarant que l’exportation de ces spécimens ne nuira pas à la future survie de ces espèces dans leur milieu naturel. Ce que l’on appelle les avis de commerce non préjudiciable (ACNP) sont destinés essentiellement à confirmer la durabilité des exportations de ces espèces, représentant ainsi clairement le lien entre les prescriptions de la CITES et les travaux de l’OIBT.

Une question de légalité

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Photo: SGS

Un des obstacles les plus sérieux à l'aménagement forestier durable (AFD) dans beaucoup de pays membres de l'OIBT est imputable aux activités de prélèvement des ressources de la forêt et de commerce des produits forestiers qui sont entachées d'illégalité. La communauté internationale étant aussi près qu'elle le sera peut-être jamais de s'accorder sur ce que signifie l'AFD, puisque tous les principes actifs des critères et indicateurs de l'AFD sont désormais fondés sur les sept mêmes points d'une approche thématique, l'attention s'est portée sur la définition d'un concept tout aussi controversable: la légalité des opérations forestières.

Le commerce traverse une passe difficile

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Photo: M. Adams/OIBT

Le commerce des bois tropicaux remonte péniblement le courant. Les prix (en particulier ceux du contreplaqué) semblent être en hausse après plusieurs années en plein marasme, mais le climat des politiques dans lequel opère le commerce n'a jamais été plus difficile. La présente édition d'AFT analyse certaines des questions qui se posent.

Les fonds disponibles suffisent-ils?

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Photo: G. Wetterberg

La viabilité économique est l'un des trois principes fondamentaux de l'aménagement forestier durable (AFD). L'AFD pourrait être parfaitement réalisable techniquement, mais il échouera quand même si les entreprises qui sont censées le mettre en oeuvre arrivent difficilement à joindre les deux bouts.

Un de leurs grands problèmes est la disponibilité de capitaux. Les banques sont peu disposées à octroyer des prêts aux opérateurs du secteur bois, en particulier aux petites entreprises, lesquelles, en définitive, restent de petite envergure et risquent continuellement de se réduire à néant. Les plus grandes entreprises ont sans doute plus de flexibilité, mais elles peuvent aussi se trouver en proie à des difficultés dans l'application des meilleures pratiques forestières si elles ont sans cesse à payer des taux d'intérêt élevés sur leur capital. Qui viendra investir dans la gestion des forêts tropicales naturelles? Les articles de la présente édition d'AFT tentent de répondre à cette question.

Le grande soif du Libéria

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Photo: N. Sizer

Qu sortir de deux récentes guerres civiles, le Libéria est en ruine. Un des pays les plus pauvres du monde, ses habitants vivent en moyenne moins de 50 ans. A 85%; son taux de chômage serait le plus élevé au monde. Même à Monrovia, la capitale, les services essentiels comme l'électricité, l'eau potable propre et les services de santé sont rares ou inexistants; survivre est une lutte de tous les jours. Si un pays a vraiment besoin de développement (de préférence durable), c'est bien le Libéria.

L'avenir de la foresterie

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Photo: Rukmantara

"L'aptitude d'un pays à s'engager dans la voie d'un développement durable dépend en grande partie des capacités de sa population et de ses institutions..."

Cette affirmation est reprise du chapitre 37 d'Action 21, le plan devant garantir un avenir durable produit par le Sommet de la Terre en 1992. Cela semblerait à prime abord l'évidence même, voire tautologique. Pourtant, plus d'une décennie après, la communauté internationale continue à débattre la théorie et la pratique du renforcement des capacités et comment elle peut le mieux aider les pays à réaliser un développement durable.

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